Thierry GACON, dirigeant de La Parqueterie Nouvelle : « Les Français aiment le parquet pour sa vérité »

Thierry GACON, dirigeant de La Parqueterie Nouvelle : « Les Français aiment le parquet pour sa vérité »

Thierry GACON est le fondateur et dirigeant de l’entreprise La Parqueterie Nouvelle, distributeur de parquets massifs et contrecollés fabriqués en France et en Europe. Il explique les avantages du parquet véritable, les critères de qualité à connaître et son rôle de conseil dans le choix d’un parquet. 

– Qu’est-ce qui caractérise La Parqueterie Nouvelle ?

Nous vendons depuis 1988 des parquets fabriqués en France et en Europe, dont certains sont le fruit de nos propres cahiers des charges, ce qui nous permet de proposer à nos clients des produits exclusifs, introuvables ailleurs. Nous disposons de 4 points de vente, à Paris (20e arrondissement), Bezons (95), Chambourcy (78) et Saint-Rémy-de-Provence (13). Notre offre englobe aussi des lames de terrasses en bois naturel ou composite, quelques revêtements de sols en vinyle et en stratifié et, en complément, des habillages muraux, des bardages et des tables en bois massif.

– Qui sont vos clients ?

Ce sont des professionnels : architectes, entreprises générales, entreprises de pose de parquet… Les particuliers viennent dans nos show-rooms pour choisir leur parquet, sur les conseils de leur entrepreneur. Nous les aidons à choisir le produit qui correspond à leurs exigences esthétiques et pratiques, mais aussi le mieux adapté à la spécificité de leur chantier.

– D’après vous, pourquoi le parquet plaît-il autant aujourd’hui ?

Les gens se tournent, à mon avis, vers le parquet en réaction face à un monde qui est tout à la fois compliqué, instable, digital, artificiel. Le bois évoque quelque chose d’authentique, de véritable, de simplement vrai, sans maquillage. Il est à l’opposé du virtuel, de l’illusoire, mais aussi du fluctuant, de l’éphémère. Il est synonyme de durabilité, de stabilité, de constance. Les Français aiment le parquet pour la vérité qu’il représente, parce qu’ils ont besoin de valeurs sûres dans un monde incertain et trompeur.

– Les raisons de l’engouement pour le parquet seraient donc plus émotionnelles que rationnelles ?

J’en suis convaincu. L’argument du patrimoine agit tout aussi fortement dans l’esprit des gens. Le parquet est choisi pour sa valeur culturelle et historique. Il valorise un bien immobilier. Cela s’observe, par exemple, quand un particulier veut à tout prix un parquet massif et qu’il faut le convaincre que, pour des raisons techniques, le contrecollé correspond davantage à son besoin et apporte des garanties de stabilité supérieures.

– Quels sont, selon vous, les autres avantages du parquet ?

– Chaud sous les pieds, le parquet est moins dur que la pierre et le carrelage, plus confortable acoustiquement que le stratifié… On ne peut pas s’en passer si l’on veut créer un environnement beau, chaleureux, agréable. La restauration et l’hôtellerie haut de gamme : on trouve des parquets dans de nombreux halls d’hôtels, salles de restaurants… Un beau parquet fait partie des codes de la décoration aujourd’hui. Mais les prescripteurs ont compris que le parquet basique, très bon marché, n’est pas une solution. Il faut choisir la qualité.

– Justement, à quoi reconnaît-on la qualité d’un parquet ?

– Le choix du bois influe de manière primordiale d’abord sur la qualité, donc indirectement sur le prix d’un parquet : plus les lames comportent de singularités, moins elles coûtent cher. La norme NF répertorie ainsi 5 catégories de parquets, du « sans nœud ou presque, et sans aubier(1) » aux « nœuds bien visibles et gros ». Mais il y a aussi le critère du traitement fongicide(2), très souvent ignoré du client final. Attention aussi au respect des longueurs des lames : des parquets massifs très bon marché cachent souvent des longueurs de lames uniques et très courtes qui donnent naissance, à la pose, à des parquets très décevants esthétiquement !

– Quels sont les critères plus délicats à reconnaître pour le client final ?

– Ils sont nombreux, et c’est là que notre rôle de conseil se révèle fondamental. Attention, par exemple, à certaines huiles appliquées en usine qui n’offrent pas une résistance suffisante à l’usage et nécessitent un entretien fréquent. Pour un parquet contrecollé, attention à la nature de l’âme : les supports en HDF(3) renferment des colles que ne comportent pas les panneaux en bois véritable, et un contreplaqué en bouleau est plus dur qu’un contreplaqué en peuplier ou qu’un latté en pin ou en épicéa. Enfin, la qualité du collage entre le support et la surface de parement a aussi son influence. Nous apportons notre éclairage à nos clients grâce à notre expérience et à nos connaissances.

– Que pensez-vous de la marque Parquets de France(4) que portent les parquets fabriqués en France ?

– C’est une très bonne démarche de la part des fabricants français d’avoir créé ce référentiel de qualité. Il faudrait que la marque Parquets de France soit plus connue du client final et qu’il sache parfaitement tout ce qu’elle signifie.

(1) L’aubier est la partie la plus jeune du tronc de l’arbre. Il correspond à des zones où le bois est le plus tendre.

(2) Un traitement fongicide protège le bois des moisissures et des attaques de champignons.

(3) Un panneau HDF (fibres à haute densité) est constitué de fibres de bois compressées, liées avec une résine.

Plus d’informations sur les parquets fabriqués en France, porteurs de la marque Parquets de France : www.parquetfrancais.org

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