DTU et règles de l’art

Support


Avant toute chose, il convient de s’enquérir du support et de son état : s’il doit être sec et propre, il est aussi fondamental de prêter attention à sa constitution (chape anhydre, chape ciment, chape rapportée, ragréage, plancher bois portant, lambourdes flottantes ou scellées, plancher chauffant et/ou rafraîchissant) qui peut s’avérer déterminante pour le type de pose à privilégier. Un contrôle de l’humidité du support est, ainsi, toujours recommandé et si celle-ci n’est pas conforme, il est conseillé de retarder la pose. Dans un second temps, il faudra être vigilant quant aux performances acoustiques du système choisi (lame + type de pose + sous-couche).
La pose flottante, selon le DTU 51.11

La pose flottante concerne exclusivement les parquets contrecollés et les parquets panneaux. Ces parquets peuvent être posés sur tout support plan, sec et stable : dalle béton, chape, plancher, faux plancher de panneaux dérivés du bois, ancien revêtements (carreaux, dalles plastiques... sous réserve de leur stabilité). Si ce support présente de légers défauts de planéité, il faudra alors prévoir du sable stabilisé ou un enduit de ragréage auto-lissant ou encore un enduit de dressage pour rétablir une planéité générale. Enfin, il faudra prévoir une sous-couche résiliente qui apportera confort à la marche, solutionnera d’éventuels légers défauts et améliorera les performances acoustiques. L’humidité du support devra également être contrôlée.

Ensuite, le réglage du démarrage de la pose est une étape importante. On peut recommander un réglage selon un axe centré sur la porte d’accès à la pièce, l'entrée de la lumière ou un réglage des lames parallèle au mur le plus long. Quoi qu'il en soit, il est important de respecter la "règle des 8 mètres" : si la largeur de la pièce est supérieure à 8 mètres, un jeu de fractionnement est nécessaire. De même, il faut penser au jeu de fractionnement au niveau des seuils, de sorte à désolidariser les parquets des pièces contiguës. L’aménagement d’un jeu de dilatation de 8 mm minimum (ou 0,15% des dimensions de la pièce) est également essentiel. Enfin si une colle est utilisée, elle doit l’être conformément aux préconisations du fabricant. Elle réclamera en moyenne un délai de séchage de 12 heures. La pièce ne pourra donc être remise en circulation que le lendemain de la pose, au plus tôt.

La pose de parquets avec assemblages à sec et auto-serrant permet de s’affranchir de ce délai.

Pose collée selon DTU 51.2

La technique de pose collée concerne les parquets contrecollés, les parquets massifs, les lamparquets, les parquets mosaïques, les parquets à lamelles sur chants et les parquets ou pavés en bois de bout. Cette pose peut être réalisée avec ou sans sous-couche. Elle est compatible avec de nombreux supports tels que les chapes ciment et autres, les planchers anciens (parquets ou carrelage), les chapes flottantes ou rapportées ainsi que les supports panneaux à base de bois. Ce support doit absolument être plan, propre, sain, sec, résistant, non friable, non pulvérulent, stable et incompressible. Sa préparation commence par un indispensable nettoyage précédé d’une aspiration. Il s’agit ensuite de sélectionner une colle adaptée au support comme au parquet et qui aura fait l’objet d’une évaluation en laboratoire. Si le support présente de fortes irrégularités de surface, un enduit de lissage ou de ragréage adapté sera nécessaire.

 

Concernant la pose, deux méthodes coexistent : la pose en plein et la pose au cordon. La première consiste à encoller le support à l’aide d’une spatule crantée puis à poser les lames en les battant ou en les marouflant, tout en contrôlant régulièrement l’équerrage et l’alignement. Il faudra ensuite laisser sécher durant sept jours (selon DTU). La seconde méthode, par cordons, si elle est répandue, n’est pas encore intégrée dans les normes actuelles. La différence majeure est qu’au lieu d’un encollage global du support, ce sont des « cordons de colle » qui seront appliqués sur ce support (se référer aux préconisations des fabricants de la colle et du parquet concernés). Les lames seront alors battues au fur et à mesure de leur pose.

En plein ou au cordon, les éléments périphériques du parquet ne doivent pas se trouver en contact avec les maçonneries (ou cloisons et autres points de blocage) et doivent respecter les jeux nécessaires.

Il est important de souligner que les fabricants recommandent fortement la pose en plein ; les parquets sont ainsi le plus souvent garantis si le parquet est posé selon cette méthode.

 

Pose clouée selon le DTU 51.1

La technique de la pose clouée concerne les parquets massifs posés sur lambourdes clouées sur solives, sur lambourdes fixées sur dalles béton, sur lambourdes flottantes sur chape ciment (avec interposition d’un résilient renforçant le confort acoustique) ou éventuellement sur un faux plancher. Il est d’autre part recommandé de placer un isolant fibreux entre les lambourdes afin d’améliorer les performances acoustiques du plancher.

Les lambourdes doivent évidemment sacrifier à un certain nombre de règles. Il s’agit ensuite de vérifier les niveaux du sol, des lambourdes ou des solives et de respecter les jeux périphériques ainsi que les joints de dilatation. Les lames à parquet doivent obligatoirement être perpendiculaires à l’axe des éléments de support et être jointives sur leurs quatre côtés (une recommandation à laquelle il faut prendre garde pour les lames de grande largeur). La fixation se fait par clouage sur chaque lambourde ou solive. Enfin la stabilisation du parquet réclamera huit jours.